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Réflexions sur la santé mentale

 

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Ghita Hanane – IJL-L’Eau vive
/ Catégories: Société, Économie

Deux nouveaux Économusées pour mettre en valeur le savoir-faire artisanal

Deux entreprises artisanales de la Saskatchewan ont rejoint les 17 et 19 juin le réseau international des Économusées : Maverick Leather Tannery, à Unity, et Freba Pottery, à Dafoe. Ces nouvelles désignations permettent au public de découvrir de près des métiers traditionnels et, du même coup, l’histoire des artisans.

Pour le Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan (CÉCS) qui accompagne le développement du réseau des Économusées dans la province, l’objectif est clair : faire découvrir les artisans tout en générant des retombées positives pour leurs communautés.

« Nous espérons attirer davantage de visiteurs afin qu’ils découvrent le travail des artisans. Lorsqu’un Économusée s’installe dans une communauté, tout le monde peut en bénéficier », explique le directeur général du CÉCS, Kouamé N’Goandi.

Selon le conseiller en développement économique Serge Wansi, un Économusée est bien plus qu’un simple commerce.

« C’est un lieu de rencontre entre le visiteur et l’artisan dans son milieu de travail. Le visiteur peut voir le savoir-faire à l’œuvre et comprendre l’histoire derrière chaque produit. »

Une passion façonnée dans l’argile

À Dafoe, Marea Olafson, propriétaire de Freba Pottery, a commencé son aventure en 2003 lors d’un voyage sur l’île Denman, en Colombie-Britannique.

La potière y découvre plusieurs ateliers de poterie, dont une boutique fonctionnant sur le principe de l’honneur, sans personnel sur place.

Inspirée par cette expérience, elle commence à suivre des cours de poterie à Saskatoon tout en poursuivant sa carrière d’enseignante.

Après plusieurs années à perfectionner sa technique et à vendre ses créations dans les marchés artisanaux, elle revient dans sa région natale et ouvre sa propre boutique en bordure de route, inspirée de celle qui l’avait tant marquée.

Aujourd’hui potière à temps plein, Marea Olafson continue de développer son entreprise tout en offrant des expériences immersives autour de son art.

« Ce que j’aime le plus dans la poterie, c’est la connexion avec l’argile. C’est très méditatif, raconte-t-elle. J’aime aussi savoir que les pièces que je crée voyagent partout dans le monde grâce aux visiteurs qui s’arrêtent à la boutique. »

L’obtention du statut d’Économusée représente une étape importante pour la créatrice.

« Cela rassemble mon expérience, mon art et mon histoire. C’est aussi l’occasion de raconter mon parcours sur une plus grande plateforme et de bénéficier du soutien d’une équipe qui croit en ce projet. »

À travers les visites, la propriétaire souhaite avant tout transmettre le plaisir de créer : « Tout le monde peut créer et tout le monde devrait créer. Travailler l’argile permet de se recentrer et fait du bien à l’âme. »

Faire découvrir un métier rare

À Unity, Mark Mauthe ouvre quant à lui les portes d’un univers que peu de gens connaissent : celui du tannage du cuir.

Rien ne le prédestinait pourtant à ce métier. Ancien travailleur de l’industrie pétrolière, il s’intéresse à une tannerie locale avant d’en faire l’acquisition en 2012.

Pendant plusieurs années, il jongle entre ses deux carrières avant de se consacrer entièrement à Maverick Leather Tannery.

« Cette transition m’a permis de rester plus près de ma famille et de bâtir quelque chose de significatif dans ma communauté », explique-t-il.

Au fil des années, Mark Mauthe a parcouru le Canada et plusieurs autres pays afin de trouver des équipements capables de moderniser certaines étapes du travail tout en préservant les méthodes traditionnelles qui font la réputation de son entreprise.

Pour lui, l’intégration au réseau des Économusées est un honneur.

« Cela me permet de rejoindre une communauté internationale d’artisans qui partagent leurs connaissances et leurs expériences. C’est aussi une occasion de mettre en valeur Unity, la Saskatchewan et le Canada sur la scène internationale. »

Les visiteurs peuvent désormais suivre l’ensemble du processus de transformation, depuis la peau brute jusqu’au produit fini.

« Lorsque les gens comprennent comment un produit est fabriqué et rencontrent l’artisan derrière celui-ci, ils développent une connexion beaucoup plus forte avec ce qu’ils achètent », affirme-t-il.

Alors que le nombre de tanneries a considérablement diminué au Canada au fil des décennies, Mark Mauthe considère la transmission de ce savoir-faire comme une responsabilité.

« Préserver ce métier, ce n’est pas seulement produire du cuir. C’est partager une histoire, expliquer l’origine des matériaux et s’assurer que ces connaissances soient transmises aux générations futures. »

Avec ces deux nouvelles adresses, le réseau des Économusées continue de faire rayonner le patrimoine artisanal de la Saskatchewan tout en offrant aux visiteurs l’occasion de découvrir les histoires humaines qui se cachent derrière chaque création.

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