Le 20 mars, l’hôtel Atlas de Regina a accueilli la toute première édition du Symposium du Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan (CÉCS). La rencontre a rassemblé entrepreneurs, partenaires institutionnels, chercheurs d’emploi et membres de la communauté autour d’un objectif commun : mettre en valeur les réussites et réfléchir aux enjeux économiques de la fransaskoisie.
L’événement, organisé sous le thème Célébrons nos succès, s’est tenu dans le cadre du Mois de la Francophonie.
Deux présentations principales ont rythmé l’après-midi.
D’abord, Robert Therrien, ancien directeur général du CÉCS, a abordé la thématique de la diversité et de l’inclusion en milieu de travail, soulignant l’importance de créer des environnements professionnels ouverts et représentatifs.
Ensuite, Alberto Ortiz Rosillo, conseiller principal en équité et diversité à la Commission de la fonction publique, a présenté des stratégies d’insertion professionnelle destinées aux nouveaux arrivants, aux jeunes diplômés et aux personnes en réorientation de carrière.
Le symposium s’est poursuivi avec des témoignages inspirants et une reconnaissance des employeurs partenaires, mettant en lumière les collaborations essentielles au développement économique de la communauté francophone.
Un moment marquant a été la remise de certificats aux participants du programme Accès emploi-Jeunes, soulignant leur engagement et leur progression professionnelle.
La journée s’est conclue par une séance de réseautage, offrant aux participants l’occasion de tisser de nouveaux liens et de renforcer les partenariats existants.
Une belle première
Au cœur de cet événement se trouvait la volonté du CÉCS de faire connaître l’ensemble de ses services, notamment en employabilité, en immigration et en entrepreneuriat.
Comme l’explique Coralie Mpoyo, coordonnatrice des communications et marketing au CÉCS, « cette journée était vraiment une journée de célébration ».
L’agente souligne que le symposium visait non seulement à mettre en valeur certains programmes, mais aussi à mieux faire connaître d’autres initiatives moins visibles, notamment en entrepreneuriat.
« Pour une première, c’était une belle réussite », juge-t-elle, en mettant en avant la participation d’une cinquantaine de jeunes au programme Accès emploi-Jeunes.
La force de la synergie
Les partenariats ont également occupé une place centrale dans les discussions. Robert Cousin, coordonnateur des ressources humaines au Conseil des écoles fransaskoises (CÉF), insiste sur l’importance de ces collaborations.
Selon lui, le partenariat avec le CÉCS est essentiel pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre francophone en Saskatchewan.
« Le CÉCS nous aide beaucoup dans le recrutement, notamment auprès des nouveaux arrivants », explique-t-il, précisant que ces collaborations permettent de combler des postes clés au sein des écoles fransaskoises.
Il souligne également l’importance d’un accompagnement adapté pour assurer une intégration réussie des nouveaux employés. Une intégration qui passe par une orientation claire dès le départ, mais aussi par un suivi à long terme.
« Il faut continuer à encadrer et à communiquer clairement avec les nouveaux arrivants », affirme-t-il, rappelant que ces efforts contribuent à créer des environnements de travail inclusifs et performants.
De son côté, Alberto Rosillo a partagé un témoignage personnel illustrant l’impact concret du français sur son parcours professionnel.
Originaire du Mexique, il explique avoir appris le français à l’université, une décision qui a transformé ses perspectives d’emploi.
« Le français m’a beaucoup aidé à obtenir un emploi », raconte-t-il, évoquant une rencontre déterminante lors d’un salon de l’emploi.
Aujourd’hui, il considère le CÉCS comme un acteur clé pour les immigrants francophones. « Il existe beaucoup de services pour les anglophones, mais moins pour les francophones. Le CÉCS vient combler ce manque », souligne-t-il.
Son expérience témoigne du rôle crucial de l’organisme dans l’intégration professionnelle et sociale des nouveaux arrivants.
En définitive, grâce aux bons résultats de cette première édition, le symposium est appelé à devenir un rendez-vous annuel du CÉCS.