Les 6 et 10 mars, le Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan (CÉCS) a organisé deux foires de l’emploi à Regina et à Saskatoon. Pour plusieurs candidats francophones, ces rencontres sont l’occasion de mesurer la valeur de leur bilinguisme sur le marché du travail de la province.
Chaque année, les foires de l’emploi rassemblent employeurs et chercheurs d’emploi en un même lieu.
Pour Adrien Velon, nouvel arrivant installé à Saskatoon, la foire constitue un moment à ne pas manquer.
Adrien Velon, chercheur d’emploi bilingue. PHOTOS Crédits : Courtoisie
« Je voulais participer à la foire pour être en contact direct avec les employeurs », explique-t-il.
Même s’il occupe déjà un emploi, le jeune homme souhaite trouver un poste qui lui permette de s’établir plus durablement dans la province.
« Le fait de parler français et anglais est un avantage pour moi. L’anglais est la base à Saskatoon, mais j’aimerais que mon futur emploi soit bilingue. »
Comme plusieurs nouveaux arrivants francophones, Adrien Velon estime que ces événements permettent de mieux cerner les possibilités professionnelles.
« Il y a des opportunités, mais il y a aussi de la concurrence. Il faut savoir se présenter et se vendre », ajoute-t-il.
Le français, un atout
« Le bilinguisme est un atout important sur le marché du travail », avance Coralie Mpoyo, coordonnatrice des communications et du marketing au CÉCS.
D’après des données de Statistique Canada datant de 2022, 400 entreprises en Saskatchewan disent avoir du mal à recruter des travailleurs bilingues.
Les foires de l’emploi font ainsi partie des activités visant à soutenir l’employabilité francophone et bilingue dans la province.
« Les foires de l’emploi sont organisées depuis plusieurs années et ont permis à de nombreux participants de trouver un emploi dans différents domaines », souligne l’agente du CÉCS.
Cette année, à Saskatoon, une vingtaine d’employeurs ont fait le déplacement, représentant des secteurs comme la santé, l’éducation, la finance, la vente, le service à la clientèle et le secteur communautaire.
« Les organisations souhaitent de plus en plus offrir des services à la clientèle francophone », commente Coralie Mpoyo.
En 2021, quelque 4 465 travailleurs utilisaient le français au travail dans la province, notamment dans les écoles, les institutions gouvernementales et les organismes francophones.
Dans certains secteurs, la maîtrise des deux langues officielles peut même mener à des primes salariales.
Le contact humain
À l’heure où une grande partie du recrutement se fait en ligne, les rencontres en personne gardent encore leur place.
« Le contact direct reste un élément déterminant pour les employeurs et les candidats », souligne Coralie Mpoyo.
Ces échanges permettent aux recruteurs d’évaluer les compétences des candidats et aux chercheurs d’emploi de présenter leur profil de façon plus personnelle.
Pour Adrien Velon, la foire représente une étape importante dans son projet d’avenir.
« J’espère pouvoir rester longtemps en Saskatchewan, confie-t-il. La communauté francophone est très accueillante et on se sent rapidement intégré. »